Selon les 1ères estimations, Klaus aurait détruit 60% du massif des Landes. 9 ans seulement après la tempête de 1999, la forêt n’était pas de taille à se défendre. Ajoutez à cela le réchauffement climatique (manque d’eau lié aux sécheresses estivales, prolifération des insectes…) et c’est le coup de grâce..
Cette catastrophe pousse à s’interroger sur la résistance des peuplements.
Selon un chercheur en écologie forestière à l’INRA de Nancy : »Si des perturbations de cette ampleur interviennent tous les 300 ou 400 ans, les forêts ont le temps de cicatriser, mais au rythme d’une dizaine d’années, elles deviennent des catastrophes écologiques qui vont bouleverser nos écosystèmes forestiers ».
« Catastrophe écologique », « bouleverser nos écosystèmes », à peine alarmiste ce garçon…
A l’instar de nos voisins allemands, il nous faudra bientôt revoir nos méthodes de sylviculture (Pour ceux qui se demandent comment on cultive les Sylvies, sachez que la sylviculture est la « Science ayant pour objet la culture, l’entretien et l’exploitation rationnelle des forêts »).
Mais rassurez-vous, il existe des alternatives pour renforcer la résistance de nos petits arbres: d’abord, des plantations moins denses permettraient un meilleur développement des racines et donneraient des arbres plus « trapus », donc plus résistants. L’entretien des forêts est aussi indispensable. Les éclaircies régulières donnent des arbres plus vigoureux etc…
Malheureusement économie et environnement ont une fois de plus des intérêts divergents. Hé oui, pour limiter les pertes économiques liées aux tempêtes, les forestiers pourraient privilégier les espèces à croissance rapide et les abattre plus jeunes, ce qui n’arrangerait pas du tout les affaires de la biodiversité : les vieux arbres sont indispensables à l’éco-système.



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